Single and Fabulous...?

Les tribulations d'une parisenne dans Paris: célibataire (désespérement), fumeuse (mode cheminée), alcoolique (un peu) et névrosée (juste comme il faut)...

vendredi 3 juillet 2009

La Mervêille.

RomaindeSecretStory qui a des sacrés faux airs de Jaguar -et crois-moi, j'en suis pas fière-, est en fait acteur, j'sais pas si t'es au courant. Même qu'il brille par son talent dans une série hybride résultant des croisements plus qu'expérimentaux entre Entourage, Sous le soleil et le very worst of des nanars ABProd.

Parce que je suis foutrement sadique, des fois quand je m'y mets, va pas donc croire tu vas y couper.

Alors prends une grande inspiration et admire le talent français quant il s'agit de créer des séries ou de jouer dedans.
Ou alors, reste juste avec l'ami Huey. Je t'en voudrais pas.


Non, là, vraiment, je comprends pas pourquoi ils ont pas trouvé de distributeur...

Posté par singlegal à 18:39 - On devrait s'en foutre... - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Billet mi-sponsorisé (billet sorisé, donc)

Ex_theCity__Alexandre_Heminsley

Contrairement à certains (certaines), je ne suis pas tout à fait encore ce que l'on peut appeler une bloggueuse influente. Mais j'aime bien lire et te faire partager [pour ton plus grand plaisir, avoue-donc], mon opinion transcendante après coup. Et puis à m'écouter jacasser, on finit quand même par se dire que je maîtrise assez brillamment l'art délicat de la vie sentimentale toute naze [hein?].

Finalement, c'est pas bien étonnant que le blog collectif Chez les filles m'aie contacté il y a quelques temps pour savoir si ça me tenterait de donner mon avis éclairé sur un bouquin qui, tu l'auras constaté par toi-même, s'auto-proclame dès sa couverture le manuel de survie à l'usage des filles larguées. [Mais non, c'est pas vexant]
Le principe est simple. Je leur file mon adresse postale, elles me l'envoient et après je dis tout qu'est-ce que je veux. Même si j'ai trouvé ça tout pourri. Alors j'ai dit "Jacques, mais c'est de la folie, il faut vendre la caravane" "Banco".
Alors que je suis même pas un vrai capricorne.

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Il faut que tu saches, lecteur (lectrice) chéri(e), mon amour, qu'un de mes petits plaisirs coupables quand je lis un livre, c'est de toujours commencer par lire la dernière phrase. Je ne vois pas bien l'intérêt moi-même, mais que veux-tu, y en a bien certains qui bouffent les BNs et les Oreos en commençant par le fourrage, alors pourquoi pas, après tout...
En dehors de l'intérêt capital que te suscite aussitôt la divulgation de ce pan fascinant de mon intimité, si je me permets de te soûler avec ça, c'est parce que, pour le coup, la dernière phrase est un super résumé de tout le bouquin.
Je cite [hum hum] :

"La peur d'être larguée ne gouvernait plus mon existence; j'avais fait tout ce chemin sans devenir aigrie; mais, surtout, je pouvais me vanter d'attendre encore mon premier baiser."


Donc, bien sûr, en lisant ça, tu te dis "Oh mon dieu, mais alors mon vilain a priori sur la couverture n'était pas tout à fait faux, il s'agit bien d'un livre à mi-chemin entre la chick litt et le développement personnel!"; et je serai assez tentée de te dire... Que c'est pas tout à fait faux.
Mais, qu'évidemment, par effet de corollaire, c'est pas tout à fait vrai non plus.

***

En fait, si tu veux faire un rapprochement, c'est plutôt plus proche des articles rigolos de notre littérature féminine de haute voltige; mais qui, là, s'étale sur 264 pages.
Et franchement, 264 pages, c'est un peu long.
C'est vrai, c'est bien écrit, c'est bien tourné, y a beaucoup de formules assez drôles. Cependant j'ai trouvé que l'auteure se voulait tellement burlesque (probablement histoire de se dédouaner auprès de ses futures lectrices en pleurs -voire pire-, roulées en boule sur leurs canapés, bien au chaud dans leur uniforme de Bridget), que justement, ça avait tendance à perdre tout le charme de la drôlittude. À trop vouloir bien faire, ça finit par sonner creux.

Ceci dit, c'est vrai que c'est léger, agréable, assez recherché dans son approche d'un thème usé jusqu'à la corde, le fameux "Tous des salauds!!".
J'ai même particulièrement aimé la participation de Larry Hagman. [Oui, oui, Larry Hagman!!]

Mais surtout, il y a autre chose que je reproche à ce bouquin. Si tu te souviens bien, j'avais déjà testé la chick litt, au risque de flirter dangereusement avec l'overdose de girlittude.
Bah là, l'overdose, je l'ai faite. Et c'était pas joli-joli.
Tu te coupes du monde, tu n'as plus goût à grand-chose, tu croupis dans ta pas-glopittude régurgitée de nana mise devant sa dure réalité de fille larguée-incomprise-pas-aimée-pas-heureuse... Et là où c'est fort, c'est que, de mon côté, je n'étais même pas en pleine phase d'auto-gestion post-rupture! Non, je venais même juste de rencontrer NewJulesOnZeBlock et les vicissitudes typiques de la période chuiiiisqu'unemeeeeeeeeerde étaient on-ne-peut-plus éloignées de mon état d'esprit du moment. [Bon, maintenant, c'est un peu plus compliqué, mais là n'est pas le sujet.]

En fait, j'ai beau être toute équipée comme une vraie fille, je ne suis pas nécessairement à l'aise au pays des grosses peluches d'animaux avec des coeurs entre les papattes, de la glace triple chocolat goulûment descendue à même le pot et où Céline et Gloria sont hurlées à tue-tête histoire de se remonter le moral.
Par contre, je suis clairement bien membrée côté empathie et du coup, j'ai été d'une humeur massacrante pendant toute la semaine que m'a duré Ex & the City. Et ça, c'est pacoule.

***

Alors sache bien que si tu n'as pas envie de lire toutes les 20 lignes que tu es une fille bien, que tu n'as pas à te sous-estimer et que tout va finir par bien se terminer, ou si tu n'as pas simplement pas besoin de partager les largages d'une autre pour te rassurer quant à ta façon de vivre tes propres moments de solitude, passe ton chemin.

Mais c'est vrai que si tu viens tout juste à peine de te faire lourder en mode grosse merde, ce livre peut clairement servir de paliatif aux pots de glace-crème chantilly-cacahuètes et aux visionnages combinés des intégrales de SATC et Gray's Anatomy.
Enfin, je pense.

Pour en savoir plus sur le livre (et encore...)

Posté par singlegal à 12:45 - Culture et dépendances - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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