Single and Fabulous...?

Les tribulations d'une parisenne dans Paris: célibataire (désespérement), fumeuse (mode cheminée), alcoolique (un peu) et névrosée (juste comme il faut)...

samedi 27 juin 2009

Midinettoie-moi donc cette grosse tâche de sueur disgracieuse, ça fait désordre

groupie
"Ahiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!"
[hein, que je fais bien la midinette?]

... Et encore, c'est rien par rapport à cet après-midi... Je m'explique.

Aujourd'hui, à Saint-Cloud, se tenait le One Shot Festival.
En bonne lectrice assidue de bon nombre de blogs BD, je voulais y faire un saut, histoire de me faire dédicacer quelques éditions papiers sympatoches, comme la Psychanalyse du Super-Héros ou la nostalgie de Dieu. D'autant que j'avais très connement offert mon exemplaire à Tricky, qui, si tu suis bien, est maintenant mon ex (pour la troisième fois [mais quand comprendra-t-elle?]) et donc, forcément, je l'ai dans le baba.
Comme en plus super-belle-soeur vient tout juste d'accoucher d'un ravissant petit rôti de 3kg et que, super-frangin étant lui-même Clodoaldien, c'était l'occasion toute trouvée pour retourner les emmerder un peu faire gouzi-gouzi-pick-a-boo une heure ou deux.
Sauf que...


Sauf que dans mon panel chromosomique, le gène de la fan-attitude me manque cruellement et que rencontrer une personne dont j'apprecie le travail est un exercice de style très difficile pour moi.
D'autant que pour avoir bossé dans une boutique de BDs et avoir assisté à quelques manifestations similaires par le passé, je me suis bien rendue compte que la faune habituelle de ce type de rencontres est plutôt très à l'aise et capable de tout te réciter de l'oeuvre des maîtres, page par page ou note de blog par note de blog; contrairement à moi, qui ne prends pas pour mes potes les gens que j'observe de loin à travers un écran ou quelques pages reliées.
Premier moment de solitude.


Sauf que aussi, ma gouaille rédactionnelle et ma prolixité vocale sont gérées par deux parties bien distinctes et apparemment fort éloignées l'une de l'autre de mon cerveau, ce qui complique assez la tâche du fameux passage virtuel/3D.
Deuxième moment de solitude.


Sauf que surtout, mes GPS pédestres intégrés, qui m'ont pourtant sortis de tant de mauvais pas éthyliques, avaient décidé de faire grève aujourd'hui, bienheureux jour de juin où le soleil se maintenait obstinément à son zénith et où le mercure explosait les stats mensuelles de MétéoFrance, mon amour.

Lecteur (Lectrice) qui n'a jamais eu la chance, que dis-je, le privilège, de visiter Saint-Cloud-la-glorieuse, laisse-moi te dire que c'est une très mauvaise idée de t'y aventurer en talons de 10cm de haut en compagnie d'un plan tout moisi, parce que tellement petit que totalement indéchiffrable.
Et ce, pour plusieures raisons.

Déjà, le coeur de Saint-Cloud, c'est une saloperie de foultitude de petite rues se croisants et se recroisants, et où, évidemment, toutes n'ont pas nécessairement leur plaque nominative dûment et ostensiblement accrochée en tête de gondole.
Ensuite, parce que Saint-Cloud, c'est aussi une ville toute en côtes. Alors, autant monter une bonne côte bien pentue en talons, c'est du sport, autant en descendre une, c'est un véritable piège mortel de tous les instants.
Et attends; cette charmante bourgade des Hauts-de-Seine se caractérise encore par un autre aspect assez surprenant : ce doit être la seule ville française ou aucun local n'est capable de te donner une indication de direction pour essayer de t'aider à limiter ton calvaire pédestre et caniculaire. Tu vas dans les commerces, tu demandes aux petits jeunes qui mangent leur sandwichs sur les bancs avant de retourner à leurs skates, tu interjectes les mères de famille, tu questionnes les petites vieilles qui sortent de la supérette... Que dalle. "Aaaaaah, non. Non, je vois pas où c'est..."T'insistes, tu leur montre ton plan. "Non, non, je ne sais même pas sur quelle voie on est... Bah ça doit être par là, non? Ou là, peut-être... A moins que..."
Super-méga-banco moment de solitude.


Alors forcément, quand au bout de 45 minutes d'errance dans le désert clodoaldien, haltetante, dégoulinante d'une bonne sueur éliminatrice de toxines, énervée au-delà de la maigre satisfaction que la récitation de l'intégralité de ton thésaurus grossier peut t'apporter (même en chapelets sophistiqués et longs comme le bras), épuisée à un tel point que tout ce tu veux c'est un petit rebord de muret pour t'assoir (et tant pis pour la mini-jupe en jean), déshydratée comme de la bouffe de spationaute que tu te boirais bien tes deux litres d'eau comme la nana de la pub Vilvoc des années 80; quand ENFIN, donc, tu trouves l'entrée de ton haut-lieu de pélerinage, tu n'en es plus au point de tenter vainement de te réconforter en te disant que au moins, tu auras fait ton cardio des six mois à venir.
Non. En bonne épave, t'en peux plus, t'as qu'une envie, c'est de faire le chemin inverse pour te prendre une bonne douche et te pieuter.
Voire même, t'endormir sous la douche.

Mais bon, t'as pas fait tout ça pour rien, alors tu passes la porte et tu demandes au p'tit gars qui fait la perm' combien est l'entrée.
Bien sûr, c'est en dégainant ton portefeuille pour payer le PAF que tu réalises à quel point ton petit corps si peu familier au terme "endurance" te fait cruellement payer ton petit jeu de piste interminable sous un soleil de plomb : tu trembles comme une feuille chahutée par la bourrasque automnale.
"Bon bah, ça y est, hein, j'ai plus qu'à me mettre en mode *bégaiement irrépressible* [qui me vient déjà assez régulièrement pour peu que mon cerveau se mette en économmie d'énergie] et je n'aurai même plus à avoir à me tatouer "Groupie" en lettres pailletées sur le front pour atteindre le summum du ridicule..."
Et c'est là que j'ai déconné.
Putain; pourquoi, mais pourquoi cette idée m'a-t-elle seulement traversé l'esprit?! Parce que, bien entendu, aussitôt éventualisé mentalement, aussitôt réalisé.

***


Alors, voiiiiiiiiiiiiilà, c'est fait, la grosse honte solitudinesque du mois est passée, et même bien passée, à tel point que je pense en avoir même du rab' pour les quelques mois à venir.

En tout cas, je tiens à remercier du fond du coeur MM. Wandrille et Reuno pour ne pas m'avoir plus enfoncée que je ne m'embourbais inextricablement moi-même, en feignant avec une déconcertante crédibilité de ne pas griller la dramatique sécheresse de ma répartie, ni à quel point j'étais en mode boulet de 14 ans 1/2 qui giggle nerveusement.
Et puis aussi, bien sûr, un merci tout particulier à M. Unpied pour sa délicieuse amabilité toute naturelle et sa superbe dédicace.




Bon c'est pas tout ça les copains, mais j'ai le dernier numéro de OKay-Kikoo-LOL Magazine qui attend d'être lu et la filmographie complète de Zac Efron qui chauffe dans mon lecteur DVD...
[Ahiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!]

Posté par singlegal à 23:38 - Egotrip - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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